mercredi 25 mars 2015

De retour... Enfin !

Le plan était le suivant : refaire la décoration de mon bureau avant que les meubles arrivent. 
Nous avions compté un week-end complet pour y parvenir. Il nous fallait enlever les précédente tapisserie, coller la nouvelle et poser le nouveau sol. L'ami qui nous aidait dans cette entreprise ignorait si ce délai pourrait être tenu. Je le sentais septique. 
Il avait raison !
Le week-end fut tout juste suffisant pour enlever l'ancienne tapisserie. Car non, définitivement, je ne me voyais pas investir un bureau arborant une telle déco - même si les chiens avaient été récupérés par les anciens propriétaires.

Vous me comprenez mieux, maintenant ?


La lutte fut âpre, le combat épique ! Centimètre par centimètre, nous boutâmes le papier jaune (gauffré) et le bas bleu (glacé) hors des murs. Ma technique consista à cuire l'ennemi à la vapeur, sans une once de pitié. 
Au terme de ce week-end, les meubles arrivèrent. Le bureau n'était pas prêt, mes lombaires me faisaient comprendre à leur manière que le traitement que je leur infligeais n'était pas tout à fait à leur goût. Qu'importait !
Le mardi, nous entreprîmes de tapisser les murs, redevenus blancs. Là encore, pris d'un élan d'optimisme, je me permis de penser que nous y parviendrions en une seule journée. 

Si vous pensez que je me fourrais le doigt dans l’œil jusqu'au coude, tapez 1.
Si vous pensez que j'avais raison, tapez 2
Si vous voulez connaître la vérité sans donner votre avis, ne tapez rien et passez à la ligne suivante ;)



Lorsque la nuit tomba, mardi dernier, nous avions fini la moitié de la pièce. Nous avions pris soin de nous occuper des endroits qui demandaient le plus de travail de découpe dès le début. 
Le lendemain, nous devions nettoyer notre ancien logement, l'état des lieux était prévu pour vendredi. Nous ne reprîmes donc les travaux de tapissage que le jeudi. Cette fois, je rangeai mon optimisme dans ma poche arrière : non, nous ne parviendrions pas à finir la tapisserie et à poser le sol vinyle dans la même journée ! 
Mon dos m'avait déclaré la guerre, ma jambe droite se rangeait du côté des mutins. 
Vers vingt heures, la dernière bande de papier peint était posée et collée. Le résultat, sans être absolument parfait, était très satisfaisant. Le lendemain, à coups de cutter et de ciseaux, nous posions le nouveau sol sur l'ancien parquet, particulièrement défraîchi. 

Enfin, mon nouveau bureau était prêt. Ce n'était pas encore le cas de ma connexion ADSL qui m'obligea à attendre hier pour avoir la bienséance de se rétablir. 

Si vous pensez que la nouvelle décoration est mieux que l'ancienne, tapez 1.
Sinon... Fuyez, pauvres fous ! 


Me voici donc enfin dans mon nouveau lieu de travail. Et du travail, je ne vais pas en manquer, surtout dans les semaines à venir !

Mais je vous en parlerai dans un prochain article. Oui, moi aussi je me mets au teasing !



lundi 9 mars 2015

petites vacances forcées

Chères lectrices, chers lecteurs,


juste un petit article pour vous informer que ce blog va devoir prendre de courtes vacances. En effet, je prépare notre déménagement, lequel va s'accompagner d'une coupure temporaire de notre accès ADSL. Bon, sans compter qu'il va falloir s'installer, défaire les cartons, briquer notre actuel et futur ex logement... Rien de bien littéraire, mais que des choses indispensables pour que je vous revienne dans des conditions améliorées, une énergie accrue et plus de temps et de confort pour écrire.



Si vous êtes sages, peut-être même que je vous offrirai une photo de mon futur bureau :)

En attendant, lisez, écrivez et à très bientôt !


Francis Ash.


mercredi 4 mars 2015

Petit marathon

J'avais prévu qu'à partir du mois de mars, je serai plus occupé que d'habitude. En revanche, je n'avais pas anticipé que mon petit marathon démarrerait dès le mois de février... Oui, février devait être le calme avant la tempête mais j'ai travaillé sur quatre nouvelles. 

Lorsque le déménagement sera terminé, j'entamerai la rédaction d'un nouveau roman. Je voudrais que le premier jet soit achevé pour fin avril (n'écarquillez pas les yeux comme ça ! Vu mon rythme de croisière de 2000 mots par jour, c'est faisable ;) ).
Ensuite, je vais préparer mes pitchs afin qu'ils soient rodés pour les imaginales. Je vais sans doute me présenter au speed-dating avec les éditeurs, pas question pour moi d'y aller en touriste. 



J'aime quand tout s'accélère, se précipite comme ça. Rien de plus stimulant que l'adrénaline. Le sport d'un auteur est essentiellement cérébral - ce qui n'empêche d'avoir une activité physique à côté, mangez-bougez toussa-toussa. Il y a encore deux ou trois ans, j'aurais été épuisé rien qu'à l'idée des trois mois qui m'attendent. Aujourd'hui, je prends ça avec un large sourire, une folle envie de me jeter sur mon clavier et une énergie inép... euh... pardon, déjà épuisée (mais qu'importe ! )

Bref, je me suis bien amusé à corriger mes nouvelles en février, je vais m'éclater comme un petit fou avec ce nouveau roman. Bien sûr, je vous tiendrai au courant des avancées !





dimanche 22 février 2015

Parution de mes nouvelles

Je suis ravi de pouvoir inaugurer sur ce blog une rubrique concernant les parutions de mes premières nouvelles. Je mettrai à jour cette liste régulièrement, à mesure que ce sera nécessaire (je ferai de mon mieux pour que ce soit très souvent nécessaire ! )


Déjà paru :


"Mort Chronique" (Fantastique / Thriller), nouvelle écrite lors du match d'écriture des imaginales, parue dans AOC N°35. Il s'agissait d'un match par équipe, vous y trouverez donc aussi les nouvelles de mes amis Anaïs La Porte et Guillaume Fourtaux.



"Ça ne rime à rien", courte nouvelle humoristique, est en ligne sur le site de Hackoeurs, groupement d'étudiants en Master 2 des métiers de l'édition de la Sorbonne. 




Bientôt :


"Le cercle des Nécrisses" (Fantasy) paraîtra dans le recueil édité par l'association Apocryphos et ne sera vendu que lors de la foire du livre de Saint-Louis (68) les 24, 25 et 26 avril. Le prix du recueil sera de 1€ symbolique.

Une version profondément remaniée de "Ce Démon de Chat" (fantastique) paraîtra dans un numéro de Gandahar qui sortira fin avril ou début mai. En parallèle, la version initiale de cette nouvelle restera en ligne sur le site des 24 heures de la nouvelle.

"Plug-in, baby" (SF / Anticipation) sera au sommaire du n°6 de "Pénombre", fanzine numérique édité par Transition qui sortira au cours de ce premier semestre 2015. 

"Silence" (Fantastique / horreur) paraîtra dans le numéro 9 de la revue "Nouveau monde", qui sera intitulé "Histoires à faire peur #2". Comme tous les autres, ce numéro sera gratuit et sortira au courant du second semestre de cette année.




dimanche 15 février 2015

Muse fait mumuse...

Quand j'ai fixé mes objectifs d'écriture pour cette année 2015, je me suis montré volontairement optimiste : prévoir d'écrire 3 premiers jets de roman sur une seule année, ce n'est pas rien. Dans mon cas, ça reste toutefois réalisable, car j'ai la chance de pouvoir consacrer du temps à la plume. Autant que j'en profite ! 

La contrepartie de cette volonté était claire : je n'aurai pas de temps pour les nouvelles. Ici, pour illustrer mon propos, je pourrai vous citer des expression rurales, du genre "on ne peut pas être au four et au moulin", mais est-ce bien utile ?




Voici quelques jours, après avoir bataillé pour écrire un synopsis représentatif et alléchant, j'ai envoyé des extraits d'Essence d'Asphalte dans l'arène, face à des dizaines de paires d'yeux. Non pas dans le but de faire éditer ce roman - pas encore, en tout cas - mais de me permettre de l'améliorer. 

Depuis, je me pensais au calme. J'allais forcément encore une fois relire mon roman, en bon maniaques obsessionnel angoissé et attendre le verdict, en écoutant pousser mes cheveux blancs. Un mois tranquille s'annonçait, en somme.

C'est ce moment qu'on choisi plusieurs personnes pour attirer mon attention. Une d'elle, via son compte FB, invitait les volontaires à un AT réclamant des textes courts. Le thème se prêtant à la détente et à l'humour, je me laissai tenter.




Le même jour, une autre personne me proposa de retravailler une nouvelle écrite en mai dernier à des fins de publication. Comment refuser ? 
Puis, le lendemain, je reçus le mail d'une association éditrice de nouvelles, qui avait déjà accepté un de mes récits et m'invitait à des retouches éditoriales. 

Le vide s'était rempli ! Je m'attelais à la tâche, ravi d'avoir de quoi occuper mon esprit. La première nouvelle avançait vite, le travail sur la seconde ne me prit que deux jours, quant à la troisième, je vais m'en occuper ce week-end. Tous ces textes sont assez courts, 16K SEC pour le plus gros des trois.

Puis, je me hasardai sur un site dangereux pour les auteurs. Un de ces endroits qui prend l'esprit en otage, réveille Muse en fanfare... Le site épopées fictives, qui recense les différents appels à textes des éditeurs de littératures de l'imaginaire.
Oh ! Un appel à textes pour des récits horrifiques. Et Oh !!! Un second !!!




Pendant une poignée de secondes, Mme Raison me rappela à l'ordre, de sa voix docte. "Mais non, tu n'auras pas le temps, tu as des romans à écrire." 
Muse s'immisça dans la discussion, planning d'écriture à la main. "Eh ben si, euh, il aura le temps, euh." démontra-t-elle en pointant les plages inoccupées - ou, en tout cas, censées l'être.
Mme Raison n'eut pas le temps de contrer les arguments de Muse. Elle aurait pu pointer quelques éléments comme la fatigue, le besoin de lire davantage... Mais non. Muse lui botta les fesses, et eut raison de Raison ! (Oui, je sais, elle est facile et téléphonée, mais j'avais envie de la caser quand même, celle-là.)

Donc, si tout va bien, dans un monde parfait où je ne prendrai aucun retard sur mon planning, pourvu que mes idées soient assez bonnes et que je ne fasse pas une embolie cérébrale entre-temps, j'écrirai quand même quelques nouvelles cette année. 

Bon, là, je pourrais conclure cet article avec une morale à deux sous, du genre "il ne faut jamais dire jamais", mais, entre nous, vous croyez que je suis bien placé pour vous faire la morale, moi qui cède à toutes les tentations de la plume ?




dimanche 8 février 2015

#JeDeclareMaFlamme à De l'autre côté du mur par Agnès Marot

#JeDeclareMaFlamme



Par moments, le hasard fait étrangement les choses. 
Je parcourais les innombrables sujets de mon forum préféré, à la recherche d'œuvres à suspense, angoissantes voire un peu horrifiques, quand je tombai sur un extrait de "De l'autre côté du mur", d'une certaine Agnès Marot (que je ne connaissais que par son pseudonyme).
Angoissant ? En aucun cas.
Horrifique ? Sauf à considérer la danse classique comme le sommet de l'épouvante, non, vraiment pas.
Mais une écriture magnifique, une façon d'emmener le lecteur dans son univers telle que je n'ai pas résisté. 
Je me suis alors rendu sur le site de l'auteur, qui offrait les toutes premières pages du roman. J'étais absorbé par cette écriture incroyable, qui parvenait à me faire vivre comme si j'y étais une scène où la jeune héroïne danse. En sachant bien sûr que la danse et moi ne sommes pas exactement très proches.

Il y avait prise d'otage ! Je jouai le jeu et achetai le roman d'Agnès.


Pour Sibel qui se consacre entièrement à la danse, le quotidien est un perpétuel ballet. Pourtant, tout bascule le jour où son lien à l’Art est coupé : on l’isole de ses sœurs, on lui refuse l’existence qu’elle aime tant dans cette communauté composée exclusivement de femmes. En tâtonnant pour retrouver tout ce qu'elle a perdu, elle entend des rumeurs, découvre des secrets propres à bouleverser sa conception du monde.
Mais alors, si la vie n’est qu’un immense théâtre, pour qui Sibel danse-t-elle ? Et surtout, que se trame-t-il en coulisse ?
Peut-être cet étranger au sourire narquois qui se définit comme un « homme » et ne lui parle que de Science pourra-t-il lui apporter des réponses. L’aidera-t-il à franchir l’enceinte qui délimite l’univers qu’elle a toujours connu ? 
Découvrez le mystère qui se cache là-bas, de l’autre côté du mur…


Dès les premières pages, passé l'extrait qui m'avait happé, je découvrais un monde très intelligemment conçu et travaillé par l'auteur. J'allai de surprise en surprise au fil de ma lecture, toujours ensorcelé par la plume d'Agnès. 
Des sourires, des craintes. Du suspense, aussi, car à de nombreuses reprises, je me demandai comment Sibel allait s'en tirer. Aucune grosse ficelle, que de la subtilité, un scénario travaillé, bien huilé. Des personnages superbes, touchants, attachants. Finalement, tous les ingrédients que j'affectionne étaient réunis.
Pourtant, je n'étais pas du tout dans mes univers de prédilection. Arrivait déjà la fin, spectaculaire, à la hauteur des découvertes égrenées au fil des chapitres. Quelle claque !

Je déclare ma flamme à ce roman et à la plume d'Agnès car j'ai adoré cette découverte. Bien sûr, Agnès a écrit d'autres romans, ils sont dans ma PAL. Bientôt, la préquelle de "De l'autre côté du mur" sortira, toujours aux éditions du Chat Noir. J'ai eu la chance de pouvoir en lire plusieurs extraits et je peux vous dire que ce prochain roman s'annonce au moins aussi bon ! Hâte de l'avoir en main.



Vous pouvez découvrir l'univers d'Agnès Marot sur son excellent blog, sur son site d'auteur et sur sa page facebook où elle donne très régulièrement des informations. Ou fait d'insupportables teasings. Agnès participe régulièrement a des salons, que ce soit en région parisienne où ailleurs, l'occasion pour vous de vous faire dédicacer ses romans et de découvrir son incroyable collection de tampons ;)



vendredi 6 février 2015

#JeDeclareMaFlamme : l'enfant des cimetières de Sire Cédric

#jedeclaremaflamme




Puisqu'il s'agit de parler des coups de cœur littéraires, je ne peux pas ne pas parler de cet excellent roman.

Depuis plusieurs années, j'entendais parler de ce Sire Cédric. Compte tenu de son nom de plume, j'étais convaincu qu'il écrivait de la Fantasy. J'imaginais une saga de plusieurs tomes, dans laquelle je n'avais pas envie de m'immerger, moi qui lit très - trop ! - peu.
Puis, un jour que j'avais le temps, j'ai cherché à en savoir plus. Le nom de ses romans m'évoquait davantage des thrillers que de la fantasy. Voyant que les critiques étaient à peu près unanimes à encenser son oeuvre, je décidais d'en acheter un. Je commençai par le premier : l'enfant des cimetières.


"Un fossoyeur vivant près d'un cimetière est pris d'une folie hallucinatoire et tue toute sa famille avec un fusil à pompe avant de se suicider. Un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les occupants d'un hôpital et tue Kristel, une artiste peintre. Plongé dans cette épidémie meurtrière, David, photojournaliste et compagnon de Kristel, décide de mener l'enquête. Avec l'aide d'Aurore, une jeune collègue ambitieuse, et du commandant de police Vauvert, ils vont être bientôt confrontés à l'inimaginable. Meurtres sordides et suicides pour le moins étranges s'enchaînent sous les yeux terrifiés des trois enquêteurs. Nathaniel, aussi insaisissable que
maléfique, n'est pas un jeune homme ordinaire... L'enfant des cimetières prend un plaisir manifeste à tuer, à prolonger l'agonie douloureuse de ses victimes. Homme ou démon ? Rien ne semble pouvoir l'arrêter dans son abominable quête. David, qui n'a plus rien à perdre, est prêt à tout pour venger Kristel, quitte à suivre Nathaniel jusqu'en enfer."


L'introduction me mit directement dans le bain, sans équivoque. J'avalai les pages, je n'avais pas lu avec autant d'avidité depuis longtemps. Personnages travaillées, dialogues expressifs, efficaces, ambiance soignée et intrigue bien construite, absolument tout ce que j'aime. Mon intérêt gravit des paliers supplémentaires avec l'évocation de mythes sumériens, puis avec l'entrée en scène d'un certain Vauvert, personnage diablement réaliste et accrocheur.
Il ne m'a fallu qu'un week-end pour dévorer l'Enfant des cimetières. Je me souviens qu'en fermant le fichier - parce que oui, je l'ai pris en version numérique - j'ai dit à ma chérie : il faut que tu lises ce bouquin !
Elle m'a écouté, et aussi convaincue que moi par le talent de Sire Cédric, elle a emprunté ou acheté les autres romans. 

On dit que Sire Cédric est le Stephen King français. C'est vrai sans l'être. 



J'acquiesce à ce raccourci en terme d'efficacité de la narration, d'ambiance, de travail des personnages et de capacité à immerger le lecteur. Le jeune toulousain n'a pas à rougir de la comparaison avec le vieux maître du Maine.
Mais King joue sur différents registres, alors que jusqu'ici, Sire Cédric est resté fidèle au thriller fantastique. En fait, il construit davantage ses romans comme des polars, en conservant les mêmes héros. 
Le changement de ligne éditoriale par le Pré Au Clerc a sans doute contribué à retarder la sortie du nouveau roman de Sire Cédric, habitué à en sortir un par an. Mais j'attend ce nouveau roman avec impatience, d'autant que cette fois, le toulousain a annoncé qu'il laissait de côté Vauvert et Svärta.
Et surtout, dès que j'aurai le temps, moi aussi je lirai ses autres romans. Ils sont en haut de ma volumineuse PAL.



Découvrez-le, et n'hésitez pas à parler avec lui en salon si vous le croisez, car non content d'être talentueux, il est sympa et ouvert ;)
En attendant, vous aurez des infos sur son site officiel ou sa page Facebook