jeudi 18 septembre 2014

Chacun son (ses) genre(s) (Les Aventures de Hugues, partie 1)

Quand on commence à écrire dans les mondes de l'imaginaire, on pense que toutes les fantaisies sont permises, qu'on va investir un monde merveilleux, sans aucune frontière et pouvoir transcender tous les vieux codes éculés de la littérature classique sans se poser de questions.

Ben oui ! Après tout, un auteur comme Stephen King a fait du polar (Misery), du fantastique (Salem), de la SF (Les Tommyknockers) et même de la Fantasy (Les yeux du Dragon) sans que ça pose le moindre problème. Donc, si lui peut le faire, n'importe qui peut...

... non ?

(notez la chape de plomb qui s'abat sur le rêve du jeune auteur innocent, confronté au regard des libraires et des éditeurs)


Eh bien non ! 
La différence entre King et notre auteur Lambda (donnons-lui un nom, il va nous accompagner pendant tout cet article... On va l'appeler Hugues) est énorme. King a vendu plus de 300 millions de livres dans le monde entier. Hugues est connu de son père, sa sœur, ses petites cousines et la boulangère du quartier.
Si King sort un nouveau roman, ou même un recueil de nouvelles, quoi qu'il puisse écrire dedans, il le vendra sous l'estampille "Stephen King".
Si Hugues sort un roman ou un recueil de nouv... Ah non, il n'a aucun intérêt à sortir un recueil de nouvelles, ça se vend très mal en France. Alors mettons qu'il écrive un dyptique... Ah, non plus ! Ça se vend à peu près aussi bien que les recueils de nouvelles... Bon, Hugues sort un roman. Comme il n'a pas les yeux plus gros que le ventre, c'est un stand alone (oui, je sais, ce postulat n'est pas crédible, la plupart des auteurs débutants ont des projets de trilogie ou plus. Mais vous ferez avec ! )


Donc, tout fier de son roman de "littérature de l'imaginaire", notre bon et jeune ami Hugues au sourire débonnaire et à l'acné proéminent, se lance dans la joie et l'allégresse en quête d'un éditeur.
On va admettre que Hugues est fan de King et qu'il rêve d'être publié chez le même éditeur que son idole. Il veut donc envoyer son roman à Albin Michel.
Sa lettre de présentation pourrait ressembler à ceci :

     Cher Monsieur Michel,

    J'ai le plaisir de vous présenter mon premier roman intitulé "le premier roman de Hugues", qui relève des littératures de l'imaginaire, comme ceux de M. Stephen King. Je pense donc qu'il rentrera dans votre ligne éditoriale.
Je vous remercie par avance de l'attention que vous y accorderez.

     Bien Cordialement,

     Hugues.

Eh bien moi, je vous parie que notre pauvre Hugues n'aura plus un poil sur le caillou avant de recevoir une réponse !


Au bout de quelques semaines, Hugues sort de sa torpeur et commence à se demander s'il a bien fait d'envoyer son roman à M. Albin Michel. (Non, arrêtez de vous marrer au fond ! On a dit qu'il était innocent, jeune, toussa toussa... Soyez cléments, mince alors !) Il va donc demander conseil à son libraire préféré. Je vais être sympa, on va dire que son libraire de prédilection n'est ni Amazon ni Fnac, mais un brave et honnête libraire de quartier qui n'est pas allergique aux littératures de l'imaginaire. Si, ça existe ! Je peux le prouver !
Il explique donc à son libraire ce qu'il a fait et conclut par un tonitruant :
— J'ai bien fait, hein ?

Le libraire contient difficilement son rire, et passe ostensiblement la main devant sa bouche, feignant de se caresser le bouc pour masquer son sourire.
—Mais dis-moi, mon petit Hugues, c'est un roman de quoi que tu as écris, au juste ?

Là, le sourire de Hugues devient hésitant.
— Euh, ben c'est de l'imaginaire, quoi.

— Oui, très bien, mais quel genre d'imaginaire ? Science-fiction ? Fantasy ? Fantastique ? Uchronie ? Dystopie ?

La mâchoire de Hugues se décroche en silence. Le libraire, qui ne tient pas à perdre un de ses plus fidèles clients, prend une longue inspiration et explique au jeune auteur les différences entre ces différents genres. Comme c'est un homme très cultivé, il expliquer même à Hugues comment déterminer le genre de son roman. Mais comme Hugues est... disons... gentil, il simplifie :



— Alors, s'il y a de la magie, des magiciens, des sorciers, c'est surement de la Fantasy. S'il y a des histoires de mondes inconnus, de futur, d'extra-terrestres ou de vaisseaux spatiaux, c'est sans doute de la SF. Et enfin, s'il y a des monstres, des fantômes, des esprits ou des phénomènes irrationnels et inexpliqués, c'est certainement du Fantastique.

— Et s'il y a tout ça en même temps ? ose Hugues qui tremble à la seule idée de la réponse.

— Euh... Comment dire...T'es dans la merde jusqu'au cou !


À cet instant, Hugues se liquéfie, ses yeux se noient dans tes torrents de larmes, une cascade de sueur froide inonde chaque pore de sa peau et il perd 1D20 points de santé mentale d'un coup.
Malgré tout, notre brave libraire poursuit son analyse du texte du jeune Hugues, en dépit de son angoisse. Car il voit la nuit tomber par les vitres de son local et il sent bien que cette discussion est loin d'être finie ! Il s'avère que Hugues à écrit une uchronie faisant apparaître des éléments fantastiques et des histoires de civilisations extra-terrestres (oui, il n'a pas l'air comme ça, mais il est très fort, Hugues !)
Ne pouvant aller beaucoup plus loin dans l'analyse d'un roman qu'il n'a pas lu, le libraire lui conseille de se documenter et lui vend déjà "comment écrire de la Fantasy et de la Science-Fiction" par Orson Scott Card... Et l'intégrale de la Tour Sombre de Stephen King en livre de poche, parce Hugues lui a gentiment bouffé son après-midi avec son fichu roman inclassable qu'il a envoyé chez Albin Michel !


Hugues peine à se remettre d'un tel choc, mais il apprend beaucoup !
- D'abord que son roman qui se passe du temps des rois fainéants confrontés à d'abominables monstres qui sont revenus à la vie parce qu'une soucoupe volante qui s'était écrasée là, par erreur, du temps du crétacé, s'est mise à vibrer relève plus du genre "Fantasy". L'univers dominant est bien médiéval, les rois fainéants ont une tripotée de mages à leur service pour combattre les abominables monstres tentaculaires, et si on évoque la soucoupe volante, on ne la voit que très peu. 
- Qu'Albin Michel n'accepte pas les manuscrits relevant des littératures de l'imaginaire provenant de jeunes auteurs.
- Que beaucoup d'éditeurs acceptent les premiers romans de Fantasy écrits pas de jeunes auteurs (et là, l'espoir renaît en lui comme le phénix rejaillit de ses cendres)

Et pourtant, Hugues n'est pas au bout de ses surprises ! Et oui, ceci est un cliffhanger éhonté, voué à maintenir en vous, chers lecteurs une forte tension émotionnelle, car oui encore, cet article s'achève et je vous en livrerai la suite très bientôt, mais je préfère m'arrêter ici car il accuse déjà une certaine longueur !



À bientôt !

mardi 16 septembre 2014

Patience !!!

Pour changer un peu, commençons cet article en musique avec cette chanson des Guns'n'Roses que j'aime beaucoup.

Hier, je me demandais à quoi je consacrai le plus de temps dans ma vie d'auteur. J'ai constaté, avec une pointe de surprise, que la plupart du temps, j'attends quelque chose. Il peut s'agir de retours sur mes textes (quoi que de ce côté là, grâce à la formidable réactivité des grenouilles, l'attente n'est jamais longue), ou de réponses à des appels à texte (certains et certaines profitent de ces instants délicieux pour martyriser leur touche F5... Je tiens à dire que ce n'est pas mon cas ! Je consulte mes mails sur mon mobile.)



D'autres circonstances existent : on peut attendre qu'un texte refroidisse pour mieux le reprendre. Un auteur peut aussi attendre que ses idées mûrissent avant de se lancer dans l'écriture. Attendre même le bon moment pour écrire un roman dont on se dit que ce serait bien s'il sortait en 2021 pour certains raisons d'ordre historique (oui, je suis dingue, mais ne l'ébruitez pas, s'il vous plait... Certains pensent encore que ce n'est qu'une rumeur ! )

Le pire, c'est que je ne suis pas connu pour ma patience. Mais alors, pas du tout ! 
L'avantage de l'écriture, c'est qu'on n'est pas dans la salle d'attente du médecin, à attendre le cul vissé sur une chaise inconfortable, entouré de gens malades au regard vitreux, ou d'enfants débordant d'énergie dont les piaillements ininterrompus vous donnent la migraine en moins de cinq minutes car, dans une salle d'attente, il y a toujours une très forte résonance. 



Non, quand on attend, on peut tout de même faire autre chose ! Écrire une autre nouvelle, par exemple. Celle-ci va nous occuper quelques jours, puis se transformer en machine à faire patienter à son tour. On va la relire, la corriger ; il y aura au moins deux versions, peut-être plus. On attendra les retours. Puis on l'enverra à un AT dont on attendra la réponse. Si, ô joie, elle est retenue, on attendra les retours pour des retouches éditoriales (s'il y a lieu). Puis enfin, on attendra la sortie de l'anthologie ! 

En moyenne pour une nouvelle, je dirais deux à trois semaines de travail (intensif, s'entend. deux à trois heures par jour) et six mois d'attente jusqu'à la sortie de l'anthologie. Ce qui veut dire, en prenant la fourchette basse, que pendant qu'on attend pour la nouvelle #1, on a le temps d'en écrire neuf de plus !

Je précise, suite à la réaction très sensée de Roanne, que je n'ai jamais réussi un tel exploit. Je noie mon attente sous des pages de récit, mais il me faut toujours du temps pour passer d'une nouvelle à l'autre. J'imagine que cela vient du fait que mes nouvelles se déroulent toujours dans des contextes et des univers différents.
Cela signifie, pour des gens comme moi qui ne savent pas attendre, que ce phénomène est presque indolore. On a quand même tôt fait de se plonger dans un autre récit. Quand le cycle de vie d'une nouvelle s'achève, on revient en arrière, en se demandant "tiens, je l'avais écrite quand, celle-ci ?" et on constate avec plaisir que, depuis, on n'a pas chômé.

Je me demande s'il est possible d'entrer dans un cycle similaire en enchaînant les romans... J'essayerai, un jour !






vendredi 12 septembre 2014

Au plaisir d'écrire

Celles et ceux qui viennent ici régulièrement le savent : j'adore écrire. C'est une drogue qui fait du bien au cerveau, on peut s'enivrer d'écriture sans craindre la gueule de bois ou la cirrhose du foie, rester en apesanteur entre deux lignes sans craindre que la gravité nous fasse nous écraser quelques milliers de mètres plus bas. Bref, que du bon !



Voici deux semaines, une grenouille qui se reconnaîtra a diffusé un appel à textes sur Facebook. Il ne s'agissait pas d'écrire une nouvelle sur un thème donné, mais un article, un témoignage sur l'exercice de l'écriture. En particulier, on demandait les joies et difficultés de l'écriture, mais aussi les différences entre l'écriture rôlistique et l'écriture de roman, de nouvelles, de BD...

Le sujet me semblait très intéressant, et je pensais pouvoir y apporter ma contribution. Seul problème : je disposais de 4 jours seulement !
Toutefois, comme il fallait proposer un texte de moins de 10.000 SEC, ça me semblait suffisant.

Avant tout, je suis allé voir le site qui proposait cet appel à témoignages. Il s'agit de la guilde d'Altaride, une association spécialisée dans tout ce qui touche aux jeux de rôle. J'ai feuilleté quelques numéros des Chroniques d'Altaride, leur mensuel gratuit et j'ai été épaté par la qualité de leur publication. Voilà qui a achevé de me motiver.



J'ai donc envoyé ma contribution au très sympathique Benoît Chérel, et le numéro 28 des Chroniques d'Altaride contient donc mon témoignage. Je l'ai intitulé comme cet article : "au plaisir d'écrire".
Tous les numéros de ce magasine sont gratuits, disponible en consultation ou en téléchargement via Calaméo.


Merci à la Guilde d'Altaride pour avoir accepté mon humble contribution.

Bonne écriture à toutes et à tous !

(merci à http://mabulle78.centerblog.net pour cette dernière image)


lundi 8 septembre 2014

TAG : les 10 livres qui m'ont le plus marqués

Taggé sur FB par Ellie Cerane, je vais me prêter au délicat exercice qui consiste à désigner 10 livres qui m'ont marqués.
Certains le savent déjà, d'autres vont l'apprendre ici : je ne suis pas un grand lecteur, même si j'aime beaucoup lire. Le paradoxe vient sans doute de ma difficulté à rester passif. Mais je me soigne !

J'ai choisi de procéder par ordre chronologique, mais je vous épargnerai les dates (enfin, je me les épargnerai surtout à moi-même, pour être honnête ! )

Allez, on y va :


1- Les Lettres de Mon Moulin (Alphone Daudet) :





J'étais encore très jeune quand j'ai lu ce recueil de nouvelles et bien sûr certaines d'entre elles m'ont marqué, bien plus que d'autres. L'inévitable Chèvre de M. Seguin reste encore très vivante dans mon esprit. Je pense que c'est le livre qui m'a fait aimer les livres, car je ne me souviens d'aucun autre avant celui-ci. Plus tard, on me proposa des BD, d'autres livres pour enfants (Bennett et ses grenouilles, par exemple) mais je n'en garde quasiment aucun souvenir.


2 - Notre Dame de Paris (Victor Hugo) :



J'avais 8 ans quand j'entrepris de fouiller la bibliothèque de mon grand-père. Il détenait une collection de classiques de la littérature qui jurait avec la collection Harlequin et les Barbara Cartland de ma grand-mère. Comme il savait que je séjournais chez lui chaque mercredi, il avait eu la bonne idée de ranger ses S.A.S hors de ma portée ! Je ne saurais dire pourquoi, mais le titre de ce roman m'attira, à plus forte raison que j'avais déjà entendu parler de ce Monsieur Victor Hugo.
Mes grands-parents me regardèrent entamer la lecture avec des yeux à la fois circonspects et admiratifs... En fait, je m'accrochais à chaque phrase, essayant d'en comprendre le sens, car à 8 ans, on n'a pas le vocabulaire pour lire du Hugo ! Toutefois, je m'acharnai pendant une bonne heure, m'efforçant de passer outre mon problème de compréhension. Je ne l'ai jamais rouvert depuis !


3 - L'avare (Molière) :


J'aurais pu citer également "Les Fourberies de Scapin", "Le Malade imaginaire" ou "Le bourgeois gentilhomme" du même auteur, pour qui je garde une tendresse particulière. C'est Molière qui m'a fait découvrir le théâtre, son écriture particulière avec ses découpages en actes et en scènes, et ses indications de jeu entre parenthèses ou en italique. J'ai beaucoup ri aux gags de Molière, j'adorais le personnage d'Harpagon, pourtant méprisable à souhait. Au collège, j'intégrais le groupe de théâtre mais ce rôle ne me fut pas confié, à mon plus grand dam !


4 - Le Rouge et le Noir (Stendhal) :


On n'a pas idée de faire lire un truc pareil à des gamins de 16 ans, bon sang ! Je n'ai jamais pu finir ce damné roman, qui parlait de choses d'un autre temps, dans un style d'un autre âge, avec des codes qui nous étaient fort mal expliqués. J'ai failli ne plus rouvrir un livre - hormis ceux imposés par l'école - à cause de lui ! Heureusement, d'autres auteurs me firent changer d'avis.


5 - Marche ou crève (Stephen King) :


À date, le seul roman qui m'ait fait passer une nuit blanche, car j'étais incapable de m'arrêter. À chaque nouveau chapitre, je me disais "allez, encore un et je dors". Rien à faire ! J'étais plongé dans ce roman, marchant à côté de Ray, Mc Vries, Scramm et les autres marcheurs. Ce n'est pas le premier King que j'ai lu, mais il m'a vraiment marqué au fer rouge.


6 - Le Paradis Perdu (John Milton) :


Voici le livre que je déteste le plus, pire encore que Stendhal. Parce que Stendhal, pour ennuyeux qu'il m'ait semblé, avait le bon goût d'être en français, donc de ne pas me demander d'effort particulier. 
Mais, ma tarée de prof de littérature anglaise en fac, n'a rien trouvé de plus amusant que de nous faire lire du Milton en vieil anglais, nous autorisant à peine une version "doublée" en anglais contemporain, et de nous rabâcher les oreilles avec ce livre qu'elle semblait pourtant ne pas aimer elle-même ! J'en garde le souvenir d'un thème qui, déjà, ne m'intéresse pas, écrit avec une lourdeur invraisemblable et avec un point de vue dont le moins qu'on puisse dire, c'est que Milton a choisi son camp ! Beurk !


7 - La part des Ténèbres (Stephen King) :




Encore King ! Mais c'est mon auteur préféré, donc normal qu'il apparaisse largement dans la liste des livres qui m'ont marqués, non ? J'ai déjà consacré un article à ce superbe roman, donc je ne vais pas me répéter. Disons simplement que, alors que j'écrivais déjà un peu et très mal, que je commençais à me dire que je ferais bien mieux de raccrocher mes stylos, la lecture de La Part Des Ténèbres m'a à la fois fait changer d'avis et d'orientation littéraire. Fini la SF space-opera, inspirée de ce que faisaient mes amis auteurs amateurs ! Pas mon style. J'ai commencé à m'orienter vers des nouvelles fantastiques, angoissantes, et je me suis vite senti très à mon aise dans ce nouveau registre. Merci Stephen !

8 - Harry Potter (J.K. Rowling) :


Ou l'histoire d'une saga que je craignais de ne pas aimer du tout ! J'ai découvert le sorcier à lunettes quand le premier film issu des romans est passé à la télévision. Sympa, mais trop orienté jeunesse pour moi. Pourtant, je me laissais convaincre par des collègues et des amis de lire les romans, car la série, avec le temps, gagnait en maturité. Bon, admettons... Je vis le deuxième et le troisième sur écran, et décidai d'entamer ma lecture au 4ème volume. Et j'ai beaucoup aimé ! L'écriture de Rowling est fluide, elle sait nous plonger dans l'ambiance et nous immerger dans son monde, subtilement construit. Bien sûr, si j'ai choisi d'illustrer cette série par le tome 6, c'est que comme tout le monde, j'ai été choqué par la mort de Dumbledore ! 


9 - Les Derniers Parfaits (Paul Béorn) :


C'est à la fois le premier roman d'un auteur de Cocyclics que j'ai lu, mais aussi la première œuvre de Fantasy francophone ! Car malheureusement, comme beaucoup, j'étais conditionné à la pensée "SFFF = USA / GB". La couverture m'a parlé, le pitch m'a parlé, j'ai donc choisi ce roman parmi la foule d'autres livres écrits par les Grenouilles pour découvrir ce dont les batraciens de la Mare sont capables. Malgré une impression en trop petits caractères (défaut paradoxalement corrigé dans l'édition en format Poche) je me suis facilement laissé entraîner par l'écriture précise et efficace de Beorn, ses descriptions très vivantes et ses dialogues travaillés. Je me suis dit, en refermant ce roman, que si tous les auteurs de Cocyclics écrivaient comme ça, j'allais devoir cravacher sec pour me mettre à niveau !


10 - De l'Autre Côté Du Mur (Agnès Marot) :


Résumons : je danse avec la même grâce qu'un éléphant. En fait, ma danse préférée reste le Po-Go. Les histoires d'amours adolescentes ont bien du mal à susciter mon intérêt, à cause de leur coté parfois trop mièvre (exception faite, avant que j'ouvre le roman d'Agnès, de E=MC² mon amour de Patrick Cauvin). Alors comment en suis-je venu à choisir ce roman ?
Tout simplement en lisant les premières pages, proposées par l'auteure sur son blog. Pour une raison qui m'échappera toujours, j'ai été emporté par ce début de roman, et cette scène pleine de grâce et de finesse qui ouvre le livre. Il fallait donc que je poursuive ma lecture ! J'ai dédié un article à ce superbe roman sur ce blog et je le recommande à toutes et à tous, car c'est non seulement un roman très joliment écrit, mais très bien pensé, un de ces romans à tiroir qui nous dévoile son univers pas à pas.


Je choisis de ne tagger personne pour cette chaîne, car il me semble que quasiment tous mes contacts ont déjà été nommés à un moment où un autre. Merci à Ellie de m'avoir donné l'occasion de me plonger dans mes souvenirs de lecture :)



samedi 6 septembre 2014

Enfin les vacances !

Le titre se suffirait presque à lui-même ! Et n'y voyez aucune volonté narquoise de ma part, quelques jours seulement après la rentrée, ce serait mal me connaître. (On ne rigole pas, là au fond ! )

Me voici donc en vacances, pour la seconde fois de l'année. La première fois, c'était en mai, et nous avions profité de l'occasion pour nous réfugier dans les Vosges et assister aux Imaginales d'Épinal. Cette fois, nous n'aurons pas une telle opportunité.




En revanche, je vais enfin avoir le temps d'écrire autant que je le souhaite, ce qui n'était pas le cas ces jours-ci. Au programme : la fin de la première vague de corrections d'Essence d'Asphalte, la même chose pour l'Aigle Décharné, une nouvelle uchronique fantastique, et la rédaction d'une autre nouvelle de fantasy. Car oui, après Essence d'Asphalte, j'avais envie de revenir à des textes plus courts, pour répondre à quelques AT qui me font envie. 

Passer du roman à la nouvelle est moins déroutant que de faire le cheminement inverse. Je retrouve le format court avec un certain bonheur, même si le format roman me manque par d'autres aspects, comme l'attachement aux personnages. Les deux formats procurent leur lot de plaisir, mais ce sont des saveurs différentes. J'en reparlerai d'ici peu en détails. 

Que ce soit des nouvelles ou des romans, ma faim d'écriture grossit chaque jour. Une foule d'histoires, prêtes à être couchées sur papier, se bouscule aux portes de mes mains, poussée par les claquements de fouet et le rire strident de Mme Muse, totalement hystérique. Elle voudrait faire de moi un esclave du fordisme, me faire travailler à la chaîne sur les récits dont elle m'a déjà soufflé les idées. En temps normal, je me rebelle au moins un peu. Mais ces jours-ci, je vais la laisser faire. J'adorerais pouvoir lui laisser les rênes de mes mains plus longtemps, mais mes obligations professionnelles me l'interdisent.




Certains parmi vous disent que je vais tellement vite à écrire que l'on a du mal à me suivre. Moi je trouve que je suis toujours trop lent ! Pendant ces quelques jours, au moins vais-je pouvoir me lâcher sur le clavier de mon PC portable. Et si vous ne me voyez pas passer par ici, ce sera simplement parce que j'enchaînerai les pages, le regard noyé dans l'écran, les doigts sautant de touche en touche, comme en transe. De temps en temps, quand mes yeux me feront l'effet de deux boules de feu, je penserai peut-être à m'arrêter, sortir de prendre l'air.... Peut-être ! 

À très bientôt et bon courage !

mardi 2 septembre 2014

Un GRAND merci à toutes et tous !

Quand j'ai commencé à écrire ce blog, j'étais encore dans les Vosges. Les Imaginales venaient de se terminer, j'avais passé des moments magnifiques avec les grenouilles de Cocyclics. Anaïs, Guillaume et moi avions remporté deux jours plus tôt le match d'écriture organisé par le club Présences d'Esprits, et j'avais envie d'une tribune d'expression ouverte, dans laquelle je pourrais raconter tout et n'importe quoi en lien avec l'écriture.



Comme souvent chez moi - je ne suis pas un jardinier pour rien - je ne savais pas bien où j'irai avec ce blog. Puis les idées sont venues, j'ai commencé à partager avec vous mes expériences, ma vision de l'écriture, une petite partie de mes lectures...

Et ce soir, alors que je regardais les statistiques de fréquentation, je m'aperçois vous êtes déjà venus 2000 fois me rendre visite ! Parmi vous, certains ne sont peut-être venus qu'une fois ou deux, mais je sais que d'autres sont des visiteurs réguliers de ce blog. 

Je ne pouvais pas ne pas marquer le coup, où écrire un article en cette occasion. Je ne pensais sincèrement pas que vous viendriez aussi souvent, et aussi nombreux, lire mes élucubrations. 


Je vous adresse donc à toutes et tous un grand 

Et puisque vous venez ici - et certains viennent de loin, j'en suis sûr - c'est probablement que vous vous y sentez bien, un peu comme chez vous. J'ai donc envie de chambouler un peu mes habitudes pour cette occasion. Car oui, en temps normal, je disserte ici des sujets qui me passent par la tête, de manière tout à fait autoritaire, en somme.
Cette fois, je vais vous tendre le micro, et vous laissez vous exprimer : de quoi avez-vous envie que je vous parle ? Que voulez-vous que je vous raconte ? Peut-être voudriez-vous lire un extrait inédit d'un de mes récits ? Je ne garantis pas que je répondrai à toute forme de requête (ce blog reste dédié à mon rapport à l'écriture et à la lecture, hein ! ^^ ) mais je ferai de mon mieux pour vous donner ce que vous souhaitez. 
Bien entendu, si vous préférez tout simplement me laisser faire comme d'habitude, vous pouvez le dire aussi. Je m'en voudrais de vous perturber :)


À vous la parole !

lundi 1 septembre 2014

Sacrée journée !

Certains jours sont plus riches que d'autres en terme d'évènements. Cette journée en fait partie !

Déjà, c'est aujourd'hui le premier Septembre, jour choisi par le collectif de l'invasion des Grenouilles pour célébrer les auteurs de SFFF francophones. Je me suis donc livré à une petite séance de shopping en ligne, pour acquérir l'intégrale de Toxic de Stéphane Desienne, deux anthologies très alléchantes parues chez Lune Écarlate, et deux romans dont j'ai beaucoup entendu parler, à savoir "Gagner la Guerre" de J.P. Jaworski et "La Horde du Contrevent" d'Alain Damasio.
J'ai d'autres œuvres dans ma ligne de mire, mais certaines ne sont pas encore sorties, et pour les autres, puisque je rencontrerai les auteurs aux Halliennales d'ici un petit mois, je préfère attendre.



Ensuite, j'ai fini les corrections de mon roman Essence d'Asphalte. Il ne me reste plus - dis-je comme s'il s'agissait d'une formalité - qu'à réécrire les derniers chapitres et créer une nouvelle fin. 
N'imaginez pas pour autant que mon travail soit terminé, il ne s'agit là que des corrections à chaud ! Au moins autres phases m'attendront après, mais je vais attendre quelques mois pour reprendre mon récit, le temps d'avoir du recul. En clair, mon manuscrit va prendre le frais, le temps de m'aérer les méninges.



Puis, un de mes amis de longue date a reçu la confirmation de sa participation au 5ème tournoi des nouvellistes, organisé par Nouveau Monde. C'est que le bougre n'avait prévenu personne de son initiative ! J'ai donc eu la surprise de voir le nom de Grégory R. Waeytens apparaître lorsque j'ai consulté la liste des participants. Bravo à toi Greg, et à bientôt pour tes matchs de pool !


Enfin, ma prose paraîtra sous peu dans une revue. Il s'agit toutefois de quelque chose d'un peu particulier, cette fois. Je vous en reparlerai très bientôt, quand je disposerai de tous les détails.




Une journée qui débute très bien, ma foi !