lundi 8 septembre 2014

TAG : les 10 livres qui m'ont le plus marqués

Taggé sur FB par Ellie Cerane, je vais me prêter au délicat exercice qui consiste à désigner 10 livres qui m'ont marqués.
Certains le savent déjà, d'autres vont l'apprendre ici : je ne suis pas un grand lecteur, même si j'aime beaucoup lire. Le paradoxe vient sans doute de ma difficulté à rester passif. Mais je me soigne !

J'ai choisi de procéder par ordre chronologique, mais je vous épargnerai les dates (enfin, je me les épargnerai surtout à moi-même, pour être honnête ! )

Allez, on y va :


1- Les Lettres de Mon Moulin (Alphone Daudet) :





J'étais encore très jeune quand j'ai lu ce recueil de nouvelles et bien sûr certaines d'entre elles m'ont marqué, bien plus que d'autres. L'inévitable Chèvre de M. Seguin reste encore très vivante dans mon esprit. Je pense que c'est le livre qui m'a fait aimer les livres, car je ne me souviens d'aucun autre avant celui-ci. Plus tard, on me proposa des BD, d'autres livres pour enfants (Bennett et ses grenouilles, par exemple) mais je n'en garde quasiment aucun souvenir.


2 - Notre Dame de Paris (Victor Hugo) :



J'avais 8 ans quand j'entrepris de fouiller la bibliothèque de mon grand-père. Il détenait une collection de classiques de la littérature qui jurait avec la collection Harlequin et les Barbara Cartland de ma grand-mère. Comme il savait que je séjournais chez lui chaque mercredi, il avait eu la bonne idée de ranger ses S.A.S hors de ma portée ! Je ne saurais dire pourquoi, mais le titre de ce roman m'attira, à plus forte raison que j'avais déjà entendu parler de ce Monsieur Victor Hugo.
Mes grands-parents me regardèrent entamer la lecture avec des yeux à la fois circonspects et admiratifs... En fait, je m'accrochais à chaque phrase, essayant d'en comprendre le sens, car à 8 ans, on n'a pas le vocabulaire pour lire du Hugo ! Toutefois, je m'acharnai pendant une bonne heure, m'efforçant de passer outre mon problème de compréhension. Je ne l'ai jamais rouvert depuis !


3 - L'avare (Molière) :


J'aurais pu citer également "Les Fourberies de Scapin", "Le Malade imaginaire" ou "Le bourgeois gentilhomme" du même auteur, pour qui je garde une tendresse particulière. C'est Molière qui m'a fait découvrir le théâtre, son écriture particulière avec ses découpages en actes et en scènes, et ses indications de jeu entre parenthèses ou en italique. J'ai beaucoup ri aux gags de Molière, j'adorais le personnage d'Harpagon, pourtant méprisable à souhait. Au collège, j'intégrais le groupe de théâtre mais ce rôle ne me fut pas confié, à mon plus grand dam !


4 - Le Rouge et le Noir (Stendhal) :


On n'a pas idée de faire lire un truc pareil à des gamins de 16 ans, bon sang ! Je n'ai jamais pu finir ce damné roman, qui parlait de choses d'un autre temps, dans un style d'un autre âge, avec des codes qui nous étaient fort mal expliqués. J'ai failli ne plus rouvrir un livre - hormis ceux imposés par l'école - à cause de lui ! Heureusement, d'autres auteurs me firent changer d'avis.


5 - Marche ou crève (Stephen King) :


À date, le seul roman qui m'ait fait passer une nuit blanche, car j'étais incapable de m'arrêter. À chaque nouveau chapitre, je me disais "allez, encore un et je dors". Rien à faire ! J'étais plongé dans ce roman, marchant à côté de Ray, Mc Vries, Scramm et les autres marcheurs. Ce n'est pas le premier King que j'ai lu, mais il m'a vraiment marqué au fer rouge.


6 - Le Paradis Perdu (John Milton) :


Voici le livre que je déteste le plus, pire encore que Stendhal. Parce que Stendhal, pour ennuyeux qu'il m'ait semblé, avait le bon goût d'être en français, donc de ne pas me demander d'effort particulier. 
Mais, ma tarée de prof de littérature anglaise en fac, n'a rien trouvé de plus amusant que de nous faire lire du Milton en vieil anglais, nous autorisant à peine une version "doublée" en anglais contemporain, et de nous rabâcher les oreilles avec ce livre qu'elle semblait pourtant ne pas aimer elle-même ! J'en garde le souvenir d'un thème qui, déjà, ne m'intéresse pas, écrit avec une lourdeur invraisemblable et avec un point de vue dont le moins qu'on puisse dire, c'est que Milton a choisi son camp ! Beurk !


7 - La part des Ténèbres (Stephen King) :




Encore King ! Mais c'est mon auteur préféré, donc normal qu'il apparaisse largement dans la liste des livres qui m'ont marqués, non ? J'ai déjà consacré un article à ce superbe roman, donc je ne vais pas me répéter. Disons simplement que, alors que j'écrivais déjà un peu et très mal, que je commençais à me dire que je ferais bien mieux de raccrocher mes stylos, la lecture de La Part Des Ténèbres m'a à la fois fait changer d'avis et d'orientation littéraire. Fini la SF space-opera, inspirée de ce que faisaient mes amis auteurs amateurs ! Pas mon style. J'ai commencé à m'orienter vers des nouvelles fantastiques, angoissantes, et je me suis vite senti très à mon aise dans ce nouveau registre. Merci Stephen !

8 - Harry Potter (J.K. Rowling) :


Ou l'histoire d'une saga que je craignais de ne pas aimer du tout ! J'ai découvert le sorcier à lunettes quand le premier film issu des romans est passé à la télévision. Sympa, mais trop orienté jeunesse pour moi. Pourtant, je me laissais convaincre par des collègues et des amis de lire les romans, car la série, avec le temps, gagnait en maturité. Bon, admettons... Je vis le deuxième et le troisième sur écran, et décidai d'entamer ma lecture au 4ème volume. Et j'ai beaucoup aimé ! L'écriture de Rowling est fluide, elle sait nous plonger dans l'ambiance et nous immerger dans son monde, subtilement construit. Bien sûr, si j'ai choisi d'illustrer cette série par le tome 6, c'est que comme tout le monde, j'ai été choqué par la mort de Dumbledore ! 


9 - Les Derniers Parfaits (Paul Béorn) :


C'est à la fois le premier roman d'un auteur de Cocyclics que j'ai lu, mais aussi la première œuvre de Fantasy francophone ! Car malheureusement, comme beaucoup, j'étais conditionné à la pensée "SFFF = USA / GB". La couverture m'a parlé, le pitch m'a parlé, j'ai donc choisi ce roman parmi la foule d'autres livres écrits par les Grenouilles pour découvrir ce dont les batraciens de la Mare sont capables. Malgré une impression en trop petits caractères (défaut paradoxalement corrigé dans l'édition en format Poche) je me suis facilement laissé entraîner par l'écriture précise et efficace de Beorn, ses descriptions très vivantes et ses dialogues travaillés. Je me suis dit, en refermant ce roman, que si tous les auteurs de Cocyclics écrivaient comme ça, j'allais devoir cravacher sec pour me mettre à niveau !


10 - De l'Autre Côté Du Mur (Agnès Marot) :


Résumons : je danse avec la même grâce qu'un éléphant. En fait, ma danse préférée reste le Po-Go. Les histoires d'amours adolescentes ont bien du mal à susciter mon intérêt, à cause de leur coté parfois trop mièvre (exception faite, avant que j'ouvre le roman d'Agnès, de E=MC² mon amour de Patrick Cauvin). Alors comment en suis-je venu à choisir ce roman ?
Tout simplement en lisant les premières pages, proposées par l'auteure sur son blog. Pour une raison qui m'échappera toujours, j'ai été emporté par ce début de roman, et cette scène pleine de grâce et de finesse qui ouvre le livre. Il fallait donc que je poursuive ma lecture ! J'ai dédié un article à ce superbe roman sur ce blog et je le recommande à toutes et à tous, car c'est non seulement un roman très joliment écrit, mais très bien pensé, un de ces romans à tiroir qui nous dévoile son univers pas à pas.


Je choisis de ne tagger personne pour cette chaîne, car il me semble que quasiment tous mes contacts ont déjà été nommés à un moment où un autre. Merci à Ellie de m'avoir donné l'occasion de me plonger dans mes souvenirs de lecture :)



samedi 6 septembre 2014

Enfin les vacances !

Le titre se suffirait presque à lui-même ! Et n'y voyez aucune volonté narquoise de ma part, quelques jours seulement après la rentrée, ce serait mal me connaître. (On ne rigole pas, là au fond ! )

Me voici donc en vacances, pour la seconde fois de l'année. La première fois, c'était en mai, et nous avions profité de l'occasion pour nous réfugier dans les Vosges et assister aux Imaginales d'Épinal. Cette fois, nous n'aurons pas une telle opportunité.




En revanche, je vais enfin avoir le temps d'écrire autant que je le souhaite, ce qui n'était pas le cas ces jours-ci. Au programme : la fin de la première vague de corrections d'Essence d'Asphalte, la même chose pour l'Aigle Décharné, une nouvelle uchronique fantastique, et la rédaction d'une autre nouvelle de fantasy. Car oui, après Essence d'Asphalte, j'avais envie de revenir à des textes plus courts, pour répondre à quelques AT qui me font envie. 

Passer du roman à la nouvelle est moins déroutant que de faire le cheminement inverse. Je retrouve le format court avec un certain bonheur, même si le format roman me manque par d'autres aspects, comme l'attachement aux personnages. Les deux formats procurent leur lot de plaisir, mais ce sont des saveurs différentes. J'en reparlerai d'ici peu en détails. 

Que ce soit des nouvelles ou des romans, ma faim d'écriture grossit chaque jour. Une foule d'histoires, prêtes à être couchées sur papier, se bouscule aux portes de mes mains, poussée par les claquements de fouet et le rire strident de Mme Muse, totalement hystérique. Elle voudrait faire de moi un esclave du fordisme, me faire travailler à la chaîne sur les récits dont elle m'a déjà soufflé les idées. En temps normal, je me rebelle au moins un peu. Mais ces jours-ci, je vais la laisser faire. J'adorerais pouvoir lui laisser les rênes de mes mains plus longtemps, mais mes obligations professionnelles me l'interdisent.




Certains parmi vous disent que je vais tellement vite à écrire que l'on a du mal à me suivre. Moi je trouve que je suis toujours trop lent ! Pendant ces quelques jours, au moins vais-je pouvoir me lâcher sur le clavier de mon PC portable. Et si vous ne me voyez pas passer par ici, ce sera simplement parce que j'enchaînerai les pages, le regard noyé dans l'écran, les doigts sautant de touche en touche, comme en transe. De temps en temps, quand mes yeux me feront l'effet de deux boules de feu, je penserai peut-être à m'arrêter, sortir de prendre l'air.... Peut-être ! 

À très bientôt et bon courage !

mardi 2 septembre 2014

Un GRAND merci à toutes et tous !

Quand j'ai commencé à écrire ce blog, j'étais encore dans les Vosges. Les Imaginales venaient de se terminer, j'avais passé des moments magnifiques avec les grenouilles de Cocyclics. Anaïs, Guillaume et moi avions remporté deux jours plus tôt le match d'écriture organisé par le club Présences d'Esprits, et j'avais envie d'une tribune d'expression ouverte, dans laquelle je pourrais raconter tout et n'importe quoi en lien avec l'écriture.



Comme souvent chez moi - je ne suis pas un jardinier pour rien - je ne savais pas bien où j'irai avec ce blog. Puis les idées sont venues, j'ai commencé à partager avec vous mes expériences, ma vision de l'écriture, une petite partie de mes lectures...

Et ce soir, alors que je regardais les statistiques de fréquentation, je m'aperçois vous êtes déjà venus 2000 fois me rendre visite ! Parmi vous, certains ne sont peut-être venus qu'une fois ou deux, mais je sais que d'autres sont des visiteurs réguliers de ce blog. 

Je ne pouvais pas ne pas marquer le coup, où écrire un article en cette occasion. Je ne pensais sincèrement pas que vous viendriez aussi souvent, et aussi nombreux, lire mes élucubrations. 


Je vous adresse donc à toutes et tous un grand 

Et puisque vous venez ici - et certains viennent de loin, j'en suis sûr - c'est probablement que vous vous y sentez bien, un peu comme chez vous. J'ai donc envie de chambouler un peu mes habitudes pour cette occasion. Car oui, en temps normal, je disserte ici des sujets qui me passent par la tête, de manière tout à fait autoritaire, en somme.
Cette fois, je vais vous tendre le micro, et vous laissez vous exprimer : de quoi avez-vous envie que je vous parle ? Que voulez-vous que je vous raconte ? Peut-être voudriez-vous lire un extrait inédit d'un de mes récits ? Je ne garantis pas que je répondrai à toute forme de requête (ce blog reste dédié à mon rapport à l'écriture et à la lecture, hein ! ^^ ) mais je ferai de mon mieux pour vous donner ce que vous souhaitez. 
Bien entendu, si vous préférez tout simplement me laisser faire comme d'habitude, vous pouvez le dire aussi. Je m'en voudrais de vous perturber :)


À vous la parole !

lundi 1 septembre 2014

Sacrée journée !

Certains jours sont plus riches que d'autres en terme d'évènements. Cette journée en fait partie !

Déjà, c'est aujourd'hui le premier Septembre, jour choisi par le collectif de l'invasion des Grenouilles pour célébrer les auteurs de SFFF francophones. Je me suis donc livré à une petite séance de shopping en ligne, pour acquérir l'intégrale de Toxic de Stéphane Desienne, deux anthologies très alléchantes parues chez Lune Écarlate, et deux romans dont j'ai beaucoup entendu parler, à savoir "Gagner la Guerre" de J.P. Jaworski et "La Horde du Contrevent" d'Alain Damasio.
J'ai d'autres œuvres dans ma ligne de mire, mais certaines ne sont pas encore sorties, et pour les autres, puisque je rencontrerai les auteurs aux Halliennales d'ici un petit mois, je préfère attendre.



Ensuite, j'ai fini les corrections de mon roman Essence d'Asphalte. Il ne me reste plus - dis-je comme s'il s'agissait d'une formalité - qu'à réécrire les derniers chapitres et créer une nouvelle fin. 
N'imaginez pas pour autant que mon travail soit terminé, il ne s'agit là que des corrections à chaud ! Au moins autres phases m'attendront après, mais je vais attendre quelques mois pour reprendre mon récit, le temps d'avoir du recul. En clair, mon manuscrit va prendre le frais, le temps de m'aérer les méninges.



Puis, un de mes amis de longue date a reçu la confirmation de sa participation au 5ème tournoi des nouvellistes, organisé par Nouveau Monde. C'est que le bougre n'avait prévenu personne de son initiative ! J'ai donc eu la surprise de voir le nom de Grégory R. Waeytens apparaître lorsque j'ai consulté la liste des participants. Bravo à toi Greg, et à bientôt pour tes matchs de pool !


Enfin, ma prose paraîtra sous peu dans une revue. Il s'agit toutefois de quelque chose d'un peu particulier, cette fois. Je vous en reparlerai très bientôt, quand je disposerai de tous les détails.




Une journée qui débute très bien, ma foi !



jeudi 28 août 2014

Ma vie en Gif (Tag)


Taggé par Agnès Marot (Auteur) via son blog, j’ai accepté de relever le défi de raconter ma vie en images animées (Harry Potter style).
Le principe : vous raconter ma vie en gif. (animés, c’est mieux ! )
- On nomme la personne qui nous a tagué.
- On associe un gif à chaque mot proposé par la personne en question.
- On choisit 5 mots à notre tour.
- On tague 5 personnes.
Agnès et Flora ont mis la barre très haute sur le choix des Gif, je ne pense pas réussir à les égaler… Mais on va quand même essayer !



Angoisse :



J’aime bien ce thème, en particulier dans la littérature ou au cinéma. Suspense, épouvante, angoisse, pour moi, tout ces mots sont liés. Ce n’est pas pour rien qu’un de mes auteurs préférés est Stephen King, ou que j’écris des récits fantastiques.




Espoir :


Une vieille blague qu’on m’a racontée :
-          Je viens de finir « Les grandes espérances »
-          Et alors, c’est bien ?
-          Bof… C’est pas ce que j’espérais.
Mais des espoirs, il en faut. J’en ai beaucoup, mais le principal c’est que mon roman Essence d'Asphalte soit édité… Celui-ci, et ceux qui suivront, bien sûr ;)



Rêve :



Décidemment, Agnès, tu as visé juste ! Les rêves sont ma nourriture préférée. Je ne me contente pas de rêver en dormant d’autant qu’il est rare que je me souvienne de ces rêves-là), mais Mme Muse me fait souvent rêvasser, elle emporte mon esprit avec elle et me montre ce qu’elle veut que j’écrive. D’où l’image que j’ai choisi, car j’ai quasiment vécu la même chose… En mangeant une pizza dans le restaurant de mon entreprise, je voyais l’océan. J’en ai fait une nouvelle, et l’an prochain j’en ferai un roman :)



Emotion :


J’aime ressentir toutes les émotions, des plus douces aux plus fortes. Du calme apaisant d’un coucher de soleil sur la mer, bercé par le va et vient des vagues aux frissons d’un bon thriller, à l’excitation de la vitesse. Mon esprit aime s’en nourrir, emmagasiner ce que je ressens et le retranscrire dans mes récits. Sans oublier les innombrables émotions suscitées par mon autre passion : la musique !
Sans émotion, on existe, mais on ne vit pas.





Lecture :



Et là, je sais par avance que je vais me faire houspiller… Mais j’assume ! Je suis un piètre lecteur. Quand certaines personnes lisent une douzaine de romans pendant leurs trois semaines de vacances, je ne peux qu’admirer. Pour moi, douze romans c’est ce que je lis sur une bonne année… En sachant que, quand je m’adonnais à la musique, je ne lisais guère que des partitions. Pourtant, j’aime lire ! Mais sitôt que j’ai du temps libre, si je ne m’en sers pas pour écrire, Muse me le reproche. Cette année, je me suis promis de lire au moins vingt romans ou recueils de nouvelle. Je n’en suis plus très loin )



Et puisque l'occasion m'est donnée de propager cette chaîne, je choisis de tagger :



Bérengère Rousseau Lefèbre
Meg' Labbé Nohlan (pour fêter ton retour dans le monde civilisé)
Luce Basseterre
Elodie Zn
Xavier Portebois

Et je vous propose d'illustrer les mots suivants :

- Inspiration -

- Bonheur -
- Compagnon -
- Écriture -
- Planète -




Bien entendu, ce n'est qu'une invitation, en aucun cas une obligation :)

mercredi 27 août 2014

Les joies des corrections.



Pour un auteur débutant, le plaisir d’achever le premier jet d’un roman est immense. C’est la fin de plusieurs semaines, parfois plusieurs mois de travail et le « ouf » de soulagement qu’on pousse au moment d’écrire le mot fin traduit l’intensité du marathon créatif dont on vient de triompher.



Mais comme je le disais dans un article précédent, la fin n’est que le commencement. Sauf à avoir un premier jet impeccable, des idées qui en un instant s’emboîtent sans le moindre accroc, un style qui esquive les répétitions, les redondances et les phrases bancales qu’on écrit parce que, pris dans le feu de l’action, on ne prête pas attention à la formulation… Euh… Je pense que je peux m’arrêter là, personne ne répond à cette description.
Vient donc le moment des corrections. En général, c’est le moment où le visage de l’auteur pâlit ou vire au vert, où son souffle se raccourcit et ses yeux s’exorbitent.
Jusqu’ici, tout va bien…
 Le cœur s’emballe, la main tremble, une goutte de sueur froide point sur le sourcil (le gauche en général, il y a des statistiques à ce sujet)
Jusqu’ici, tout va bien…
Le fichier s’ouvre, affichant comme une muraille hostile le nombre de signes espaces comprises dont, plus tôt – ou jadis – on a pu s’enorgueillir.
Jusqu’ici, tout va bien…
Les questions se ruent dans l’esprit gelé par l’effroi. Est-ce que c’est bon ? Mon entrée en matière tient-elle la route ? Mes personnages sont-ils bien caractérisés ? Mes arcs narratifs ne s’entrechoquent-ils pas ?
Jusqu’ici, tout allait bien…


La réalité est moins angoissante qu’on se le figure. Bien sûr, il y a du travail, des phrases à redresser, des passages à réécrire, des détails à faire concorder. Mais on redécouvre son manuscrit, on se souvient de ce qu’on ressentait quand on écrivait telle ou telle scène qui nous tient à cœur et nous laisse un bon souvenir. Il y a bien plus de plaisir qu’on ne l’imagine, même si tout est loin d’être parfait. On peaufine les descriptions, on repasse un coup de peinture sur les décors pour les rendre plus vivants, un coup de maquillage sur les personnages pour que leur visage capte mieux les lumières.
Je craignais, comme tout le monde, de trouver ce moment désagréable. Je me rends compte que j’aime bien me corriger. Normal ? Bon signe ? Mes bêtas-lecteurs au regard d'aigle me le diront bien assez tôt !
Jusqu’ici, tout va bien…



lundi 25 août 2014

Jour de la SFFF francophone : J-7

Le 1er Septembre, nous sommes nombreux à vouloir fêter et honorer la SFFF francophone. Mais aussi à la promouvoir !
Le meilleur moyen pour y parvenir, c'est d'en acheter et d'en lire.



J'espère que vous avez déjà commencé à établir votre wish list pour cette journée particulière :)
Pour ma part, c'est déjà fait. Même si pour certains romans, je vais attendre le salon des Halliennales, qui me permettra de rencontrer les auteurs et d'acheter leurs œuvres sur place tout en me les faisant dédicacer.

Le collectif créé par Gaëlle Dupille sous le nom de l'Invasion des Grenouilles a noué quelques partenariats avec des éditeurs de SFFF francophone. Vous serez donc ravis d'apprendre que :

- L'ivre-book prolonge son opération "2 achetés 1 gratuit" jusqu'au premier septembre inclus.
- Lune Écarlate propose tous ses Ebooks à 0,99€ du 31 août au 2 septembre inclus.
Voy'el proposera des promotions du 1er au 8 septembre 2014 :
Les Portes Noires (Prix spécial : 2,99 euros)
Alter Homo (Prix spécial : 2,99 euros)
Le Grand Voyage - 1 (Prix spécial : 2,99 euros)
On a marché sur (Prix spécial : 2,99 euros)
Ecosystématique (Prix spécial : 1,99 euro)

Une belle occasion de découvrir de nouveaux auteurs, de nouveaux genres et de nouveaux éditeurs.

Si vous souhaitez rejoindre le collectif de l'invasion des Grenouilles, rien de plus simple : likez cette page !