jeudi 9 octobre 2014

Challenge Francofou : Les Derniers Parfaits (Paul Beorn)



Celles et ceux qui suivent ce blog régulièrement commencent à le savoir : je soutiens autant que je le peux la diffusion et la reconnaissance de la SFFF francophone. Je pourrai vous citer des dizaines de raisons pour ça, mais je ne vous en donnerai qu'une : parce qu'elle le vaut bien !
Le challenge Francofou s'inscrit dans cette optique : parler de livres de SFFF francophone et donner envie à d'autres de les lire. N'hésitez pas à vous rendre sur leur site pour en savoir plus.

Je vais profiter de cette initiative pour vous parler d'un roman que j'ai beacuoup aimé et qui m'a mis une bonne petite claque : Les Derniers Parfaits de Paul Beorn.




Quatrième de couverture :
Dans le royaume de France ravagé par la guerre contre les légions catharis d’Occitania, Cristo, un soldat prisonnier, échappe à ses geôliers enchaîné à trois compagnons d’infortune. Les quatre fuyards que tout oppose doivent s'entraider pour survivre, contraints de se cacher puis d'emprunter les chemins de traverse. Commence alors pour eux une haletante course-poursuite à travers un pays ennemi dominé par des démons et vivant sous le joug d’une Église catharis fanatisée. Ici, dans les vestiges d'un antique Empire disparu, une magie ancienne continue de survivre dans des talismans et d'immenses tours-statues. Au coeur des forêts profondes et des montagnes déchiquetées des terres occitanes, pris dans le fracas des combats, Cristo et ses compagnons prendront conscience de porter en eux un pouvoir insoupçonné. Ils verront leur destin basculer et le monde trembler sous leurs pas.



Au début, j'étais surtout intrigué par le titre de l'oeuvre. Je ne parvenais pas du tout à comprendre à quoi il renvoyait, ce qui pouvait se cacher derrière. Alors, je me suis décidé à le lire, intrigué.
Très vite, je me suis laissé happer par l'histoire. Contrairement à ce que prétend le 4ème de couverture, Cristo n'est pas soldat. Mais je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, car un des grands intérêts de ce roman réside dans la découverte, pas à pas, de ses protagonistes. Tous quatre sont attachés par une chaîne que rien ne semble pouvoir détruire. Ils sont donc obligés de faire front commun pour trouver une solution à leur problème, malgré leurs différences et parfois leurs divergences d'opinion. 

L'histoire démarre de manière originale et nous entraîne, petit à petit, dans la découverte d'un monde riche et complexe, mais facile à assimiler pour le lecteur. Beorn a choisi un cadre uchronique, dans lequel il a incorporé de nombreux éléments. En particulier la magie ! 
Sans entrer dans les détails, toujours pour ne pas vous gâcher la découverte, celle-ci est très présente sans jamais être étouffante. Il y a plusieurs sortes de magie, qui sont utilisées au fil du roman avec une grande finesse. On enchaîne les découvertes, les révélations, et très vite, on est emporté par le roman, son souffle épique, l'aventure qui s'échappe des pages pour s'installer devant notre Troisième Oeil, celui du lecteur qui visualise le décor que l'auteur a planté.

La montée en tension est progressive, l'univers s'étoffe et nos quatre personnages se révèlent, riches et fouillés. L'épisode des "maisons de jeunesse" est un des moments les plus forts du roman. Beorn sait nous les décrire de l'extérieur comme de l'intérieur et ce qui s'y passe ne pourra pas vous laisser insensible.

Je pourrai vous parler de ce roman pendant longtemps, mais je finirai par en dire trop. Il vaut mieux vous dire que c'est un pur roman de fantasy, très bien écrit, dans lequel on se plonge avec plaisir et dont on ressort avec des images et des souvenirs pleins la tête. Le climat est parfois sombre, mais il y a toujours une lueur d'espoir.
Et mention spéciale pour un lacet et un lionceau.

Dernier détail : quand j'ai lu ce roman, il n'existait que dans son édition initiale, grand format... Avec une police de caractère bien trop petite ! 
Depuis, et fort heureusement, Les Derniers Parfaits est sorti chez Helios, la collection "poche" de Mnémos. La police y est un peu plus grande et espacée, ce qui rend la lecture bien plus agréable. Enfin, cet excellent roman existe également en numérique, ce qui résout définitivement le problème de la taille de la police. 



Paul Beorn est également auteur d'autres romans, comme le dyptique "La pucelle de Diable Vert", "14-14", un très bon roman jeunesse coécrit avec Silène Edgar, et dernièrement "Le club des chasseurs de fantômes", également un roman jeunesse en attendant son prochain livre, qui se destinera à nouveau a un public adulte.

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